dimanche 6 octobre 2013

[1] "Bonne arrivée"!!


 
Et voilààà, je suis à Nouna !


Internet marche très mal, ie très peu de photos pour le moment,  mises à jour du blog peu fréquentes…
Par ailleurs je ne sais pas du tout si la mise en page de cet article a été conservée (j’ai copié collé de Word), si problème il y a je vous demande par avance pardon. Les "J" qui trainent sont des " =)   " en fait
Bonne lecture et bon voyage!


Burkina, ça se prononce « Bourrrkina » J’adoooore.

Mercredi 2 octobre 2013
Aéroports, arrivée au Burkina, One people one beer, Ouagadougou, un chien débile & first night in Nouna

Nous avons pris l’avion avec Nico (qui est aussi en VSI avec la DCC, comme kiné, à Koupéla) mardi 1er  à 16h30. Peu de temps avant, je recevais un coup de téléphone m’annonçant une bonne nouvelle : j’ai le permis français !! HAHA, je n’y croyais pas ! 
*Petit instant de fierté perso : challenge TOTALLY accomplished !*
(Merci encore à tous pour votre aide, et que le Seigneur soit loué, je n’y serai jamais arrivée seule !)

Dans l’avion, assis à côté de nous, j’ai retrouvé un ancien collègue de mon père…
Le monde des expats’ est VRAIMENT minuscule !

Atterrissage à Ouagadougou. Nous sortons de l’avion (dans lequel il y avait la clim’, précisons-le). Chaleur. C’est saisissant ! D’un coup, on prend 10° de plus et on inspire - avec difficulté -  la moiteur de l’air… OUCH. Heureusement qu’il y a des ventilateurs dans l’aéroport…
En attendant de passer la douane et de récupérer les valises, je me bats contre les moustiques (parce que, bien sûr, on ne peut pas transporter d’anti moustiques dans nos bagages à main…).
Maïlys : 0 - Moustiques : 17.
J’attends de voir si un palu va se déclarer dans les jours à venir…
Pour le moment en tous cas je suis en pleine forme, espérons que cela continue, Inch’Allah !
Frère Jean-Luc, directeur du collège où je vais enseigner (et donc mon partenaire local), m’attend très gentiment à l’aéroport. Nous allons déposer mes valises dans la chambre qu’il m’a réservée, dans un petit bâtiment à côté de la cathédrale de Ouaga, avant de reprendre la voiture (une 4x4 climatisée, s’il vous plait !) pour ma première bière sur le sol burkinabe ! Ici, c’est vraiment un rituel important dans la journée/soirée : se poser autour d’une bière fraiche, et discuter, tout bêtement :)
Moi, j’aime pas tropdutoutmoyen la bière… Et là arrivent les bouteilles de 65cl de Beaufort. 65cl !!!
Heureusement, elle n’est pas très forte :p Je vais devoir m’habituer un peu quand même, et je laisserai les gens finir mes bouteilles je crois ! Il faut tout de même avouer que la fraîcheur de la boisson était vraiment bienvenue :)

Pour info à l’attention des malgaches et zanatany (= « enfants de la terre » en malgache), ici aussi y a Castel Beer, avec le même slogan qu’à Mada ! « One people, one beer ».

En tous cas, on ne m’a pas menti : l’accueil au Burkina est très souriant et chaleureux !!
(Je sais pas si on peut dire d’un accueil qu’il est souriant, mais c’est vraiment ça)

Le lendemain matin, je me lève à 7h pour aller à la messe (mais non, je ne suis pas folle, je voulais voir à quoi ressemble une messe dans la capitale du Burkina en pleine semaine  - on est mercredi – et puis je devais Le remercier, aussi, pour tout ce que je vis). La chapelle était pleine ! Les gens vont à la messe tous les jours avant le boulot quoi… C’est interpellant, je trouve, de se dire qu’ici, en Afrique, qui, rappelons-le, a été évangélisée par les européens, les gens se bougent pour prier MÊME en pleine semaine, quand on connait le nombre d’églises vides le dimanche en France…




Après quelques formalités administratives (notons au passage que le consulat de France a publié et distribue aux nouveaux inscrits un SUPER petit livret d’accueil, vraiment beau, avec toutes les infos utiles : le TOP !) et un tour rapide dans la capitale pour récupérer des colis par-ci par-là, nous prenons la route pour Nouna. Nous avions prévu de quitter Ouaga à 10h, on est partis à 14h30… Le décor se pose !! :p

Le trajet est vraiment chouette, il fait très beau, je peux admirer la brousse burkinabe (d’autant qu’on est en saison des pluies : superbe !), et on a la clim !! Nous roulons accompagnés d’Abba, Nana Mouskouri et Jean-Claude Gianada. J’aime particulièrement la sonorité des noms des deux villes importantes que nous traversons : Koudougou et Dédougou.
A prononcer à voix haute, c’est délectable : Ouagadougou, Koudougou, Dédougou !
Peu avant d’arriver à Nouna, nous heurtons violemment un chien… En même temps, cet espèce de débile était au milieu de la route, et au moment où on arrivait, à une vitesse plutôt élevée, il a tourné la tête et est resté hypnotisé par les phares. Et… Paf le chien ! Je crois qu’il est mort. Non, on l’a pas mangé.

Nous arrivons à Nouna vers 18h40. Après la « der des der » (la dernière bière du voyage – j’ai pris un coca, ce qui n’est pas une bonne chose pour la coca-addict que je suis déjà, mais bon (arrêter le coca, voilà un défi que je n’ai toujours pas réussi à relever…). En tous cas, je suis toujours impressionnée par l’implantation de The Coca-Cola Compagny,  vraiment partout, dans tous les bouts du monde et les coins paumés de la planète !), nous arrivons à la « villa ». C’est la maison où je logerai cette année, avec Colette et Patrice, qui m’ont très bien accueillie ! J’ai pu aussi croiser Bazin, notre cuisiner (oui oui, on vit dans le total luxe ! Mais c’est normal ici, en fait, surtout pour des profs et encore plus pour des blancs…). Il nous prépare des plats Dé-li-cieux ! (ndlr)

Pour rappel ou info : Colette et Patrice sont mes deux colocs. Ils sont arrivés sur Nouna respectivement en septembre et en août, et sont tous les deux en VSI avec la DCC, comme moi. Patrice, ingénieur, a une mission de prof de Physique et Informatique au Collège Charles Lwanga (CCL), c’est donc un collègue. Colette, jeune retraitée de l’éducation nationale (institutrice et directrice) a pour mission d’aider une congrégation de sœurs à monter une école maternelle et en prendre la direction pour au moins la première année.

La « villa » se situe à l’intérieur d’une grande cour qui appartient à la congrégation des Frères. Elle est en dur et il y a une petite terrasse très jolie. Nous avons un salon-salle à manger, 3 chambres, une cuisine et deux salles de bain. Pour ce soir, il n’y a pas de fenêtre à ma chambre (juste des volets) : toutes les bestioles entrent, du gecko à l’araignée, en passant par les grillons et les moustiques. En soi ça ne me dérange pas, mais pour ma première nuit, je loge ailleurs, dans une petite chambre simple et confortable, dans la maison d’une communauté de 4 sœursMalgaches ! (Les sœurs qui travaillent avec Colette) Ha, qu’Il fait bien les choses ! :)
Misaotra betsaka Zanahary !

Jeudi 3 octobre 2013
First day in Nouna et dans la villa, petite réflexion perso sur la chance

Après une nuit de repos très appréciable, je retourne à la villa. En fin de matinée, deux élèves passent nous saluer et prendre un verre d’eau (il y a une coupure d’eau, et plus tôt on a eu la coupure d’électricité aussi). Ce sont deux jeunes filles en 5ème B, la classe dont je serai titulaire (j’ai appris ça hier haha) et également prof de maths bien sûr. Elles venaient, inquiètes, vérifier que j’étais arrivée et se renseigner sur la date de début des cours ! La pression !! J’attaque les cours avec les 5e lundi. Il y a dans la villa une masse de bouquins de maths (du programme français mais il me suffit de faire des recoupements), et une ancienne volontaire, Magali, que je remercie en passant, a laissé ce qu’elle avait fait en 2009-2010 pour les 5e et 4! Cela m’aidera bien.

Je vous parlais du luxe dans lequel on vit. C’est bien le cas, mais à l’échelle de la ville de Nouna (et du Burkina voire de l’Afrique un peu en général), bien sûr. L’ameublement est simple, la poussière est partout, les bestioles sont partout aussi : insectes, qui réussissent à venir m’embêter jusque sous ma moustiquaire, les geckos qui ont établi leur repère derrière mon armoire, le grillon écrasé – par je ne sais pas qui, peut-être moi ! - dans la salle de bain. Les installations sont sommaires, l’eau chaude n’existe pas (c’est pas plus mal hein, pour le moment !). Mais c’est plus que parfait ! Enfin en tous cas moi je trouve qu’on est HYPER bien ! On a des ventilateurs dans nos chambres en plus !!



* Petite parenthèse : réflexion perso sur la chance et le fait d’être redevable *

Limite, sans vouloir me plaindre la bouche pleine, je suis presque déçue d’être autant dans le confort… Comment je fais pour grandir et mûrir si il n’y a pas d’épreuve, hein ? C’est un peu horrible de dire ça… J’ai bien conscience de ma chance, et qu’il est absolument mal venu de ma part de me plaindre, mais je trouve un peu difficile de retrouver vraiment la beauté des choses simples et de revenir à l’essentiel dans autant de confort. Enfin, c’est facile de dire ça quand on vit dans ces conditions, que ce n’est que pour un an en plus, qu’une « autre vie » nous attend dans 12 mois quoi qu’il arrive…  

Quoi qu’il en soit, vu la chance que j’ai et si ça continue (Inch’Allah), j’ai beaucoup à rendre à Dieu en échange (la pressiiiiion ^^) ! Voilà une piste de réflexion personnelle pour cette année : étant donnés tous les dons dont Il m’a comblée, qu’est-ce que je peux bien faire de ma vie pour les utiliser au mieux et Le servir comme il se doit ?

Note pour les gens qui pourraient avoir du mal à comprendre mon « ce qu’on doit faire de ses dons pour servir Dieu ». Voilà ci-dessous une petite explication toute personnelle mais fortement inspirée bien sûr de réflexions déjà établies, lues, entendues ou échangées (et c’est là qu’il manque vraiment une petite bibliographie, je vous demande pardon d’avance pour cette lacune).



« Tu dois réveiller en toi le don de Dieu que tu as reçu. » (Deuxième épître à Timothée 1,6)


Partons du principe (chrétien) que Dieu est Amour et qu’Il nous a créés (voyez ça comme un « axiome » pour ce qui suit ^^).

Il nous a créés et nous aime, tous,  individuellement et entièrement : Il nous comble donc de dons qui nous sont propres, qui sont nos qualités et nos capacités, innées ou apprises. (Note : un défaut, ça peut se transformer en qualité, selon le contexte et selon la façon dont on travaille dessus, mais là je me disperse).

Puisqu’Il nous a créés, c’est qu’Il a des projets pour nous. Il dessine « un chemin » pour chacun d’entre nous. Ce chemin, c’est un chemin de vie qui, en étant ce que nous sommes (en tant qu’hommes et individus), nous permet de nous épanouir et de faire le bien, autant que possible, car Dieu est Amour. Et un chemin, c’est à la fois un objectif (ou plusieurs), un parcours et des étapes. C’est forcément un chemin sur lequel on sera heureux, car Il nous connait et nous aime, infiniment, pour ce que nous sommes.

Ainsi, « servir Dieu » ne revient pas forcément bien sûr à entrer dans les ordres. C’est plutôt simplement « mettre ses capacités et ses qualités à Son service », quel que soit le chemin qu’Il a dessiné pour nous.
« Se mettre à Son service » c’est accomplir Sa volonté : aimer son prochain, et faire le bien, grosso modo. Faire le bien, c’est difficile (et c’est difficile aussi de savoir ce que c’est concrètement), mais globalement c’est faire des choses utiles et bonnes pour nous et les autres dans le respect de chacun. Pour plus d’infos, je vous conseille un bon livre ^^ que j’ai acheté et que j’ai prévu de lire en entier cette année (il serait temps haha !!) : la Bible.

[To be continued]

* Fin de la petite parenthèse *


Ici les gens ne disent pas « bienvenue », mais « bonne arrivée ». Toute nounouille que je suis, je comprenais « bien arrivée ? », au début. Et je répondais « oui oui ». Heureusement, je rajoutais aussi « merci » à la fin, et ça passait crème :p

Nous avons fait un tour à la boulangerie le matin avec Colette, et un tour au CCL (le collège) avec Patrice cet après-midi. J’ai été accueillie très chaleureusement par tout le monde, appelée par mon prénom, attendue… Grosse pression ! ^^ Le collège est grand ! Si possible je vous mettrai des photos un jour J Les élèves sont entre 40 et 60 par classes, ça va pas être de tout repos cette affaire !  Quoi qu’il en soit, j’ai hâte de commencer !



Vendredi 4 octobre 2013
Rentrée des classes et projets pour l’année

Wouhou j’ai fait ma rentrée !!! :)
Avec une semaine de retard par rapport aux élèves, mais pas le choix.

Pour resituer le contexte : on est en Afrique, dans un collège chrétien (donc privé). Les cours sont plutôt magistraux et en mode un peu apprentissage par cœur, le prof a un peu « le pouvoir et la connaissance absolue », il y a un vrai respect des règles (port de l’uniforme scolaire, on se lève quand le prof entre, il y a un élève attitré pour effacer le tableau, le silence se fait assez facilement dans la classe, il y a même une auto discipline des élèves qui se disent mutuellement « chut » ! etc), comme dans l’ancienne France (ou du moins l’image que je m’en fais ^^).

Ici on sent que les gamins savent quelle est leur chance de pouvoir aller à l’école, ils travaillent dur, ils demandent eux-mêmes aux profs de rattraper les cours si il y a une absence, ils sont sincèrement dégoûtés quand un prof est absent d’ailleurs. Evidemment ce n’est pas le monde total des bisounours, il y a quelques turbulents, mais rien de comparable à ce qu’on peut voir dans les collèges français, ou du moins ce qu’on en entend dire.

Début des cours à 7h avec mes soixante 6e… Je pense que je suis allée un peu trop vite pour eux, mais je vais me calmer ^^ En tous cas ils sont trop chous ! Ils sont calmes, quand ils ne voient pas le tableau ou qu’ils n’ont pas compris la consigne ils le disent (pour le moment ils ne disent pas trop trop quand ils n’ont pas compris la notion ou la correction, mais ça devrait venir). Bon en revanche il y a vraiment de tous les niveaux, entre ceux qui s’ennuient un peu ou grave, ceux qui sont total paumés, ceux qui s’accrochent bien mais qui galèrent quand même… Il va falloir essayer de convenir à tous, gros challenge !

Ensuite j’ai enchaîné avec les 2ndeC (ie 2nde scientifique). Ils sont un peu plus réactifs, quand ils ne comprennent pas ils le disent bien, on reprend le truc ensemble J Ils proposent d’autres méthodes aux résolutions d’exercice spontanément. En revanche on sent aussi qu’ils ont appris certaines choses d’une certaine manière et qu’il leur est difficile de comprendre une autre manière (mais ça doit être normal pour toute sorte d’élève ça), par exemple on a eu un petit débat sur la méthode de calcul de l’inverse d’un quotient en écriture littérale. Bref. Mais comme ils sont éveillés et travailleurs, on va reprendre tout ça ensemble et ça devrait aller !

Le midi on a une pause de 12h à 15h (il fait trop chaud pour travailler !). La petite sieste de milieu de journée était la bienvenue. Tiens, d’ailleurs, ici, à partir de 15h, on se salue en disant « bonsoir ». Je me suis pas encore habituée ! J’ai ensuite attaqué mon dernier cours du jour : les 4eB, dont la réputation de classe turbulente les précède. Bon, là c’était chaud. Dans tous les sens du terme : il faisait vraiment chaud (30° environ), j’ai oublié mon anti-moustique (on doit en être à Maïlys 2 – Moustiques 73), et les élèves étaient effectivement dissipés. Mais gentils J

Les 4eB sont FANS de la prière. On a eu droit à la prière en début de cours ET à celle en fin de cours ! Bon, c’est un « par cœur » du Notre Père ou du Je Vous Salue Marie, je ne sais pas si en le disant ils font bien attention à la signification (remarque même dans les églises en France plein de gens le récitent par cœur sans se poser de question, et puis ils sont si jeunes !) En tous cas, c’est très mignon et ça a le mérite de les calmer un peu.

Quelle que soit la classe, le nombre de volontaires pour passer au tableau est impressionnant ! Ils adorent ça ! Même quand ils ne savent pas du tout, ils sont volontaires ! Les exercices sont des vraies parties de plaisir :) :)

Demain rebelote : 4eB à 7h du matin.

On ira faire des courses dans l’après midi (enfin, « le soir » ici puisque c’est après 15h), on ira à la messe en français à la cathédrale le soir (la nuit ^^ 18h), et on passera au « maquis » (le nom des bars ici, je suis pas certaine de l’orthographe) dans le week end. Et puis j’ai du boulot : les cours, les exos, les devoirs surveillés qui arrivent à préparer ! Impossible de m’ennuyer !

Il y a tant de gens à rencontrer, tant à partager avec eux ! C’est un peu difficile quand on est dans une maison entourée d’un mur d’aller à leur rencontre facilement (et on les aime bien, son petit confort et sa petite tranquillité), mais c’est un de mes objectifs de l’année : casser les murs ! J’y crois, ça va venir ! Faut juste que je trouve la bonne manière =)

Quand j’aurai pris mon rythme de croisière, j’ai quelques projets persos et parallèles à ma mission (on verra si je les tiens tous ! Mais ma ténacité et moi, avec l’aide du Grand Monsieur Là-Haut, on est surmotivées ! =p ) : lire Ze Bible, apprendre la guitare (j’ai le bouquin, apparemment y a une guitare ici, donc tout ce qu’il faut !), prendre des cours de malgache (c’est l’occasion ou jamais, avec les sœurs !) et un peu de dioula (la langue locale), aller courir le matin (y a un stade en face, la question est : réussirai-je à me lever assez tôt le matin ? ^^’), prendre si possible quelques cours de théologie avec les frères, et aider à préparer un projet pour cet été (cf. plus bas). Il y a aussi une jeune institutrice qui prépare le bac (faut juste le brevet pour être instit’) et qui aurait des difficultés en maths (c’est Colette qui la connait) : je vais pouvoir rendre ce service-là !

Le 15 octobre, on est invités chez les sœurs malgaches pour la fête de Sainte Thérèse (la patronne de leur congrégation). Elles ont prévu de nous préparer un vrai repas de fête ! ça va être tsara be !

Les cours s’arrêtant début juin (et mon contrat s’arrête fin septembre), on a parlé avec Patrice et Frère Etienne (un jeune frère de la congrégation des Frères des Ecoles Chrétiennes ici, qui est donc aussi un collègue au CCL) de mettre en place un « centre aéré » pour l’été : ce serait trop génial !! Et donc si vous connaissez des scouts qui cherchent un projet pour juin-juillet : contactez-nous ! (Pour une mission d’aide à l’animation du « centre aéré » ie proposition et animation d’activités de jour, et pour profiter d’une rencontre interculturelle supplémentaire). Ce projet en est encore à ses prémices, mais y a de bonnes chances pour qu’il aboutisse ;)

Samedi 5 octobre 2013 
Être prof c’est trop génial, le problème de la craie et le « cercle vertueux » de la chaleur

Non, non, je ne vais pas raconter ma vie TOUS les jours ! C’est juste que les premiers jours sont chargés de nouveautés que j’ai envie/besoin de partager tout ça! Quand la routine se sera établie, je vous raconterai seulement les anecdotes et des bouts de réflexion (ou pas, vu comme je suis bavarde !)

Je suis comblée par mes élèves. Je les kiiiiffe ! C’est trop géniiiiaaaaal d’enseigner !! Après, faut voir si de leur côté ils kiffent aussi haha ! Pour le moment je n’ai aucun retour, mais entre ce qu’ils peuvent dire en classe (leurs questions, surtout) et leurs façons de résoudre les exercices, ça a l’air d’aller pas trop mal. On verra bien ! De toutes façons c’est à moi de m’adapter, et je suis surmotivée ! (Dans la courbe du moral du volontaire, c’est normal que je sois surmotivée en ce moment ^^)

Voilà un problème que je ne connaissais pas encore mais que les enseignants connaissent bien :
La craie
La craie, c’est vach’ment utile pour écrire sur des tableaux noirs, on est d’accord.

Problème n°1 : la craie et le tableau mouillé.
Pour effacer le tableau, passer une éponge mouillée c’est cool : c’est plus propre, après. Sauf que, malgré la chaleur, si on devait attendre que ça sèche on aurait jamais fini. Donc on est obligés d’écrire avec la craie sur le tableau mouillé. Et ça, c’est dégueulasse.
D’abord, on y voit rien : faut appuyer comme un malade sur la craie pour y voir quelque chose. Ensuite la craie, au contact de l’eau, devient plus friable, se décompose entre les doigts et même si il en reste un bout il n’écrit plus bien… Enfin, c’est difficile à effacer, faut passer une éponge – mouillée – et appuyer fort. C’est le cercle vicieux de la craie et du tableau mouillé.

Problème n°2 : la craie et le tableau sec.
Pour pallier le problème n°1, il suffit par exemple d’effacer le tableau avec une éponge sèche. Mais, tout d’abord, ça efface moins bien (il reste une trace de poussière, et quand on écrit par-dessus on voit moins bien). Et ensuite, ben la poussière elle reste pas que sur le tableau… J’en ai PAR-TOUT. Sur les doigts, les mains, les bras ( !), les vêtements, même le visage et les cheveux… Heureusement que je ne suis pas allergique !  =D

Cet aprem j’ai fait ma première lessive à la main (yeaaaah c’est rafraichissant!!). Voilà un truc qui est cool avec la chaleur : on a chaud, on sue, donc on est sales. Mais le linge lavé sèche vite ! Donc, à condition bien sûr d’avoir de l’eau et sans en abuser, on peut faire des lessives souvent ! Donc en fait tout va bien ! C’est le « cercle vertueux » de la chaleur.


 
Voilààà pour cette première semaine, déjà bien remplie !
Je vous ai vraiment raconté ma life, si vous n’avez lu qu’une partie, même petite, je ne vous en voudrais pas !!! :p

Une grosse pensée pour mon petit Benjamin et Eve qui sont à Diego Suarez (Madagascar) et qui ne sont pas loin de Nosy Be, où s’est passé un truc pas cool du tout. Normalement ils ne devraient pas sentir trop de répercussions, mais sait-on jamais ! Je vous porte dans ma prière, les zamis !

Merci à la DCC pour la Gazette, Patrice la reçoit (c’est ça, les polytechniciens, ça sait bidouiller les technologies pour réussir à capter un peu internet quand même !), c’est un plaisir de la lire !

Si besoin, voilà mon numéro de téléphone au Burkina : 0022664818459
Je reçois les sms et les appels, quand il y a pas de problème de réseau :)

Désolée pour la longueur de l’article, le mélange du présent et du passé, le mélange de descriptif / narratif / explicatif, je me laisse un peu entrainer ^^ de toutes façons comme internet fonctionne mal je suis même pas sûre de pouvoir donner beaucoup d’autres nouvelles haha ! (Au moins, vu que je ne peux pas poster fréquemment , ça vous laissera le temps de lire mes ROMANS HAHA)

Des bisous (poussiéreux !) de Nouna, et à une prochaine pour la suite !
Avec toute mon amitié et ma prière !




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