vendredi 1 novembre 2013

[3] Un mois au pays des hommes intègres




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Pour les éventuels non croyants qui me lisent : j’espère ne pas trop vous ennuyer, car je parle beaucoup de Dieu, de foi et de religion ^^   Mais Il fait tant partie de ma vie et Il me rend tellement heureuse que je ne peux pas ne pas parler de Lui !


N’hésitez surtout pas à donner de vos nouvelles ou à réagir à mes propos !
(par message sur gmail, cf article [2])

Au contraire, ça me fera plaisir d’être un peu avec vous malgré la distance !!!
Et vos avis, qui m’intéressent !, nourriront ma réflexion ! (Et la vôtre, peut-être ;D)

Un grand merci à ceux qui ont donné des nouvelles, quel bonheur !
Merci aussi pour vos prières, les zamis ! =)

Pour ceux qui, comme ma petite Clé-à-molettes, souhaitent me lire régulièrement et viennent voir souvent s’il y a du neuf sur le blog, il y a dans la barre latérale droite un bouton « s’abonner au blog » qui permet de recevoir une notification par mail quand ça bouge ;)

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Bonne lecture, et bon voyage!



Quelques informations complémentaires de présentation
Je vois qu’il y a un très grand nombre de visites sur ce blog chaque jour… Même si ma mère et N°2 chéries viennent sûrement plusieurs fois par jour, le total est trop élevé pour qu’elles l’obtiennent à elles seules, enfin je crois ! :p

Donc pour les personnes qui passeraient ici un peu par hasard, voici quelques informations complémentaires à la présentation qui se situe dans la barre latérale droite, afin de faciliter la compréhension de certaines choses (les autres, vous pouvez passer ! ^^). Je suis une enfant d’expatriés français. Mes parents vivent à Madagascar depuis janvier 1990 (ils y sont encore, oui oui). J’ai pour ma part quitté le pays en 2008 après mon bac pour poursuivre mes études supérieures en France (il n’y a pas de prépa à Madagascar :p) : j’ai fait ma prépa (maths sup maths spé et 5/2) à Lille (Faidherbe) et je suis actuellement en école d’ingé à Grenoble. J’ai donc interrompu mes études entre la 2ème et la 3ème année d’école pour vivre cette expérience de VSI (volontariat de solidarité internationale) durant 12 mois.


Samedi 19 octobre 2013
Eclipse lunaire, Messe de rentrée, Le Pays-du-pas-de-bol, Le terrible Harmattan

Eclipse lunaire

Hier soir, il y avait une éclipse lunaire. On est allés à 23h30 sur le stade (qui est à découvert, on a une très bonne vue sur le ciel). Je ne sais pas si c’est parce qu’on s’est trompés d’heure, qu’on est au mauvais endroit de la planète ou si c’est parce que c’est un phénomène difficilement perceptible à l’œil nu, mais toujours est-il qu’on a absolument rien vu… La lune était ronde et pas moins lumineuse qu’un autre jour (enfin, qu’une autre nuit… C’est trop beau ça, on voit bien de nuit et il y a même des ombres !!), je n’ai donc toujours aucune idée de ce qui se passe concrètement lors d’une éclipse lunaire… On avait un peu l’impression quand même d’une pénombre, parce que dans un certain rayon autour de la lune il n’y avait aucune étoile, mais d’abord je me demande si notre imagination ne nous jouait pas des tours (à force de vouloir voir quelque chose on l’a peut-être inventé !) et en plus je ne sais pas si c’est scientifiquement très compatible avec le phénomène… Echec total, donc. Mais la nuit était belle =)

Messe de rentrée

Ce matin, on a eu qu’une heure de cours parce qu’à 8h30 il y avait la messe de rentrée à la cathédrale, avec les élèves de tous les établissements de Nouna et de quelques villages proches. C’était sympa d’être avec les élèves en-dehors de l’établissement. On peut déjà rire avec eux au CCL (d’ailleurs ça me fait penser que dans mon article [1] je vous disais que le prof avait un peu « la connaissance absolue » et tout ça, c’est pas totalement faux, mais en fait c’est juste un respect de la profession – pour arriver à être prof faut avoir fait au moins une licence et ce n’est pas donné à tout le monde ici, et des adultes. Bref), mais dans d’autres conditions on les découvre autrement, et réciproquement. Les garçons de 2nde C m’ont demandé, alors qu’on était dans la cathédrale debout sur le côté (il n’y avait plus de place) : « vous allez pouvoir rester debout pendant une heure trente, Madame ? », avec un petit sourire moqueur. Je ne manquerai pas de leur faire remarquer qu’ils se sont dépêchés de ramener un banc pour eux, les petits joueurs ! ^^

Les frères avaient sorti leur soutane (dont le modèle vient directement de leur fondateur, Jean Baptiste de La Salle, XVIIe siècle, je vous laisse imaginer le look «siècle des Lumières » sur nos frères burkinabè ! cf le blog de Patrice pour une photo de Frère Etienne en grande tenue !), c’était trop chou !
Les enfants de l’école primaire étaient en grande partie devant nous dans la cathédrale, et j’étais impressionnée tant ils ont été sages !! Il y a eu une ou deux petites batailles de sac ou de stylo, mais c’est tout ! Trop trop mignons !!!!
A la fin de la messe, les élèves, les gens présents, et les affaires scolaires ont été bénis. Les règles, les équerres, tout y est passé ! Autant de bonnes raisons pour réussir mes tracés en géométrie HAHA !
C’était chouette quand même, de confier l’année scolaire et le travail des élèves au Seigneur.


Le Pays-du-pas-de-bol

Le Burkina Faso possède un climat tropical de type soudano-sahélien. Ici, à Nouna, on est un peu au nord, pas loin du Mali et du désert. Ben, sérieux, c’est tout pourri…  Je suis un choquée par les paysages secs, voire arides, brisés. Les températures sont difficiles (on est mi-octobre, il fait toute la journée entre 26 et 36°, c’est pas évident à supporter en permanence, même si j’aime la chaleur), le sol est sec, peu fertile, la végétation, même en période de pluie, n’est pas très luxuriante (genre ici il y a pas mal d’arbres mais peu feuillus et surtout pas d’herbe !), les ressources sont très faibles (en termes de cultures et de bétails). Aucun accès à la mer. Des maladies en tous genres : palu, palu, palu, dingue, méningite, fièvres multiples, hépatites, bilharziose,… Le Pays-du-pas-de-bol, j’vous jure. En plus, le ciel a une couleur bizarre parce qu’on est pas loin de l’équateur, ça fait une luminosité vraiment particulière.

Et pourtant les Burkinabè sont heureux d’être vivants chaque jour. Ils sont chaleureux, accueillants, prévenants. Leurs sourires magnifiques éclairent mes journées !

Le Burkina est un pays qu’on peut qualifier de « pauvre », et on comprend bien pourquoi ! Qu’est-ce que vous voulez faire face à une terre aussi sèche, des conditions environnementales difficiles et toutes les maladies qui se sont développées ? Il en faut, du temps, pour assainir, faire du reboisement, cultiver…
Comme ils disent ici, la richesse de ce pays est dans le cœur des gens qui le peuplent !

Et ça me fait penser encore plus fort à un truc auquel je pensais déjà : Madagascar est un énorme scandale ! Premier dans la liste des pays les plus pauvres du monde qui n’ont pas connu de gros conflit(s) : quelle honte ! Quand on connait les multiples ressources de la Grande Île, et qu’on compare au Burkina, c’est vraiment choquant. D’où vient-elle, cette abominable pauvreté des gens (qui meurent encore de faim, entre autres) dans un pays si riche en ressources ?  Evidemment, la richesse de Madagascar est aussi dans le cœur des gens qui peuplent l’île, mais quand même !
Faudrait pas exagérer. Prions pour que les élections qui sont en cours soient porteuses d’un avenir plus florissant pour ce si beau pays et les si belles personnes qui y vivent…. Demandons au Seigneur de donner du courage et de la force aux hommes de bonne volonté qui veulent aider le pays à se relever.



Le terrible Harmattan

Vous voulez savoir ce qu’ils apprennent à réciter par cœur à l’école primaire ?
« L’Harmattan assèche notre peau et fissure nos lèvres ».

L’Harmattan est un vent (alizé) chaud, sec et poussiéreux d'Afrique de l'Ouest qui souffle en provenance du Sahara. Et à en entendre parler, c’est une véritable plaie ! (Je vous le disais : le Pays-du-pas-de-bol). Apparemment, durant la période où il souffle (entre novembre et mars), la peau s’assèche vraiment et très visiblement, les gens ont de véritables crevasses sur tout le corps et sur les lèvres. Alors ils « se pommadent ». En plus, ce vent favorise les épidémies de méningite. Et il peut obscurcir l’atmosphère pendant plusieurs jours. SUPER.

J’avoue que je me demande (cette curiosité est peut-être bien un peu malsaine…) ce que ça fait quand on a la peau qui s’assèche tellement que ça peut faire des crevasses. Pas dit que j’essaierais de passer outre les recommandations de « se pommader » (je tiens quand même à ma santé), mais je me demande.





* Anecdotes diverses*
De l’interculturel et des enfants

Drôle de demande en mariage

L’autre soir (16h), je suis allée faire les boutiques. Alors attention, n’imaginez pas la galerie marchande du supermarché, hein ! Je suis juste allée à deux rues (de terre, cabossées) de chez nous, à la boutique de celui qui vend des produits importés à pas trop cher et des recharges téléphoniques. Derrière son grand comptoir en bois, les murs sont bordés d’étagères croulant sous les produits divers et variés, de la lessive en sachets au sirop de grenadine, en passant par le PQ, les packs de bières, la pâte à tartiner et les biscuits indiens dans leur paquet rose. Comme partout ailleurs les lumières sont des néons. Bref.

En tournant dans la rue pour me diriger vers ladite boutique, je me fais interpeller par un homme qui était devant une sorte de pub local (deux tables, 5 chaises, une télé et de l’alcool). Il accourt vers moi, il me prend la main pour la serrer (Note : ici le contact physique est non inhibé, tout le monde est toujours bras dessus-bras dessous, hommes ou femmes, et pour dire bonjour on peut se serrer la main pendant de longues minutes). Tout en secouant ma main, il me sort « vous êtes très belle » (ça c’est parce que je suis jeune et blanche) et enchaine par « j’aimerais bien vous avoir ». Jusqu’ici, rien de choquant (on est habituées depuis la pré adolescence avec les malgaches ! :p) si ce n’est la formulation un peu particulière due très certainement à une non maîtrise du français. Ce qui était vraiment étonnant, c’était plutôt la suite : « Mais je n’ai pas les moyens ».


Je ne l’ai pas mal pris, ça se voyait que ce n’était pas un manque de respect. Cette petite phrase étonnante s’explique par le fait que pour demander une femme en mariage ici, il faut… verser une dot au père de la femme en question !

Alors, papa, à ton avis, combien je vaux ? :p
(Ne réponds pas « rien du tout au contraire je paierai même pour qu’on me débarrasse de toi »!! Non mais ho !)


Mots d’enfants

Physique, Devoir surveillé, Question de cours
L’enfant a écrit « Réponse de cours ».

Primaire. L’enfant vient voir la maîtresse (Sœur Véronique)
« Il y a plus d’eau dans mon Bic »

Petites anecdotes sur les enfants

*La permission*
Parfois, il y a des élèves qui viennent me voir en cours, qui mettent les bras en croix sur leur poitrine en s’inclinant, et disent (tout bas, parce qu’ils ne parlent jamais fort, je suis toujours obligée de les faire répéter quatre fois !) : « Je demande la permission ». C’est tout. Et à chaque fois, même cirque. Moi : « mais la permission de quoi ? » avec une lueur d’incompréhension totale dans le regard. « Je demande la permission ». « Ok mais de faire quoi ? ».  
Après un dialogue de sourd comme ça, on finit par obtenir un petit « de boire », ou alors « de pisser » (on ne leur a probablement jamais dit que « pisser » c’est du langage familier ^^).
NDLR : ça y est, les 6ème ont compris qu’après « je demande la permission » il faut ajouter l’objet de la permission ! YEAH !


*Les enfants de l’école du Stade*
Dimanche après-midi, sept élèves de l’école primaire (l’école du Stade) sont passés à la « villa ». Ils se sont installés sur la terrasse à l’heure de notre sieste, je n’ai réalisé leur présence qu’au bout d’une trentaine de minutes (j’étais en pleine correction de 62+57+44+55=218 copies suite aux devoirs surveillés de mercredi de 4 de mes 5 classes… !). Je suis allée discuter avec eux. Leur maîtrise du français était impressionnante, par rapport à d’autres élèves avec qui j’ai pu discuter. Je ne sais pas quels sont les métiers de leurs parents, mais ils font certainement partie de la bourgeoisie locale ! Yacinthe n’a pas arrêté de me parler de la neige : à quel point ça doit être beau, que c’est froid, que c’est blanc, qu’on peut glisser dessus avec des bâtons aux pieds… J’ai montré à ceux qui n’avaient jamais vu la neige une carte postale avec une grosse boule de neige, ils ont adoré ! Le petit Yacinthe, qui est obnubilé par la neige, a serré la carte contre son cœur, c’était trop mignon ! Ils m’ont tous demandé si je pouvais les emmener en France… ERF. J’ai fait l’erreur de répondre naturellement « ben oui, si vos parents sont d’accord », ce qui les a mis dans un état d’excitation pas possible !! J’ai été obligée de calmer le jeu en leur parlant du prix du billet… On a déliré sur le fait que je pouvais les glisser dans ma valise. Quand on a abordé les histoires de vols Ouaga-Paris, il y en a une qui m’a demandé si on pouvait ouvrir les fenêtres de l’avion, je leur ai alors introduit la notion de variabilité de la pression et de la température en fonction de l’altitude (avec des mots pour enfants, bien sûr !). Comme j’avais du boulot je leur ai proposé de repasser samedi prochain. J’espère juste qu’ils ne vont pas rameuter toute l’école avec eux ! Peut-être que nous irons nous poser au stade pour jouer et discuter =) j’aiiiiiiiiiiime les enfants !

NDLR : ils n’ont pas rameuté toute l’école, ouf ! On est allés se poser devant la cathédrale, il y a un espèce de kiosque. On a joué à des jeux, je leur ai appris le Ninja, ils m’ont appris « Catégorie », je les ai enregistrés en train de chanter. On a bien ri ! Après ils sont allés au stade voir le match et je suis allée travailler.




Samedi 26 octobre
La ville de Nouna m’étonne chaque jour


La ville de Nouna et ses surprises

Je découvre chaque jour des choses étonnantes ici.

En voilà deux qui m’ont particulièrement marquée dernièrement.


Jeudi matin je n’avais cours qu’à 9h. Dans la villa il y a avait une odeur bizarre de brûlé, mais j’avais regardé partout : ça venait de dehors. Je sors pour me rendre au collège. Devant moi, partout dans la rue, posés, des vélos. Plein plein plein ! Je tourne à l’angle de notre petite rue pour aller dans celle du collège, et là je vois une petite scène étonnante : plein de gens en train de… balayer la rue. Le balai local (aussi utilisé par les élèves pour nettoyer les salles de classe) est un assemblage de brindilles, grand d’environ 40-50cm. Pas trop loin de moi, une femme était en train de balayer, son enfant accroché à ses jambes. La route étant en terre (remember ?), cela créait un nuage de poussière énorme tout autour de ses pieds, et donc tout autour de son enfant… Alors elle le soulevait d’un bras pour balayer autour de lui (poussière puissance 2), c’en était comique ! La fumée venait des déchets en train de brûler. J’ai demandé à Marie, notre super secrétaire du CCL, ce qui se passait. C’était simplement le jour de nettoyage de rues du quartier et ce sont des bénévoles qui le font. J’imagine, bien sûr, qu’il n’y a pas de service de voirie/éboueurs/etc. Mais je trouve ça impressionnant d’avoir des volontaires qui prennent une matinée pour nettoyer la rue… J’ai du mal à comprendre comment cette ville est organisée, mais c’est passionnant de découvrir chaque jour ces petites surprises !


Ce matin, je sors de la villa pour aller en cours. J’entendais depuis la terrasse un grand chant s’élever dehors. En ouvrant le portail je tombe nez à nez avec un grand groupe de gens (une cinquantaine à vue d’œil !) en train de courir et de chanter, genre « marathon sympathique » ou « jogging de groupe en musique ». C’était vraiment marrant, parce qu’il y avait de tout : du mec en survet’-baskets à la femme en robe de fête et sandales en passant par le gars en jean pieds nus ! Je vous jure, ils étaient TOUS en train de courir, là comme ça. En me voyant ils ont crié « vous êtes invitée ! » (ici ça veut dire « à nous rejoindre », genre les élèves des fois me disent « vous êtes invitée » quand ils prennent leur goûter à la pause), c’était chou ! Si je n’avais pas eu cours, je les aurais bien accompagnés un peu ! Il me semble que Eli, le prof de sport du CCL (il me fait trop penser à mon prof de sport de collège, Monsieur Ramoty !!), nous avait dit hier qu’aujourd’hui il y avait des activités sportives et le don du sang.




Mercredi 30 octobre
Ô douce acclimatation soudano-sahélienne

WTF ?
Ce matin en me levant, j’avais froid. Je ne suis pas malade ni rien, j’avais juste froid. On entre en hiver ici ! Je vais dans la salle commune regarder la température sur notre horloge-thermomètre-pluviomètre ^^ Il faisait 25°C.
25°C et j’avais froid !!!! WTF ??

Je rigolais quand on me disait qu’à 20° il faudrait sortir les pulls, mais finalement j’ai bien fait d’en apporter !!!!


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Je suis en train d’attaquer mon rythme de croisière.
Ze Bible : commencée !
Guitare : récupérée et accordée à elle-même !
Courir : trop dur de se lever assez tôt le matin, tentative du soir.
Dioula : tout doucement commencé, aidée par Colette qui en a besoin pour s’occuper de ses petits en maternelle (parce que quand ils comprennent déjà pas « assis » et « debout », gérer 35 gamins c’est chauuuud !)
Malgache : mora mora !




Pour le week end de Toussaint, nous allons à Banfora rejoindre d’autres volontaires DCC, pour un « barbecue » (de chèvre :p ). Je pars demain (jeudi 31 octobre) pour Bobo Dioulasso, où je passerai la nuit. Mes colocs me rejoindront vendredi midi et nous prendrons le bus pour Banfora. Et peut-être irons nous voir les cascades du côté de Banfora samedi (pour mon anniv, haha !). Il y aura une éclipse solaire dimanche (on les enchaine, les éclipses, dis donc !).




Des bisous de Nouna, et à une prochaine pour la suite !
Avec toute mon amitié et ma prière !









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