Burkina Faso > Nouna

Je trouve les articles de David assez complets et bien écrits.
Je copie donc ici un mélange de deux articles de son blog (sur le Burkina et sur la ville de Nouna)


Burkina-Faso, pays des hommes intègres

 
  
 Pas de plages, pas de forêts impénétrables, ni de cocotiers…on ne visite pas le Burkina Faso pour ses paysages. On essaie seulement de se faire l’hôte discret d’un peuple qui vit dans un monde où les richesses ne sont pas vénales, un peuple qui a su conserver sa culture et qui, malgré sa lutte quotidienne pour la vie, prend le temps d’accueillir et de partager.
 
 
Pays enclavé et dépourvu des attraits recherchés par le tourisme de masse, le Burkina Faso (se prononce « bourkina fasso ») a le mérite de s’être fait connaître par la gentillesse et l’hospitalité de ses habitants, ainsi que par sa diversité ethnique et ses richesses culturelles.
 
Ce territoire fût crée en 1919 lors de la colonisation française, puis dissous et partagé entre les Etats voisins en 1932, pour être enfin reconstitué en 1947. Il a été nommé « Haute-Volta » car c’est sur son sol que les trois affluents qui forment la Volta (Volta Rouge, Volta Noire et Volta Blanche) prennent leur source. Jusqu’en 1984, le drapeau voltaïque était composé de ces trois couleurs, en bandes verticales.
Le 4 août 1984, le capitaine Thomas Sankara, chef de l’état, renomma le pays « Burkina Faso », qui signifie « Pays des Hommes Intègres » (burkina veut dire « intégrité » en mooré, et faso « pays » en dioula). Les trois Volta furent également rebaptisées, respectivement Nazinon, Mouhoun et Nakambé.
 
Bien que très différentes les unes des autres, les nombreuses ethnies du Burkina Faso ont été unies dès le début du 20e siècle par un dénominateur commun : sans ressources exploitables, elles étaient les laissées-pour-compte de la colonisation française. C’est certainement l’un des facteurs qui a rendu possible leur cohabitation sans heurts sous le même drapeau, tout en préservant leur culture et leurs traditions respectives.
En dépit des divers revirements politiques qui se sont produits depuis l’indépendance en 1960, le Burkina Faso a toujours échappé au fléau des guerres tribales ou civiles qui ravagent tant de nations africaines.
A la fois fatalistes et combatifs, les burkinabès acceptent le malheur, la maladie ou la mort avec sagesse et résignation, mais ils manifestent un véritable acharnement au travail et un grand courage face à l’adversité. Peu habitués à la facilité, ils ont acquis un esprit de solidarité qui leur a permis d’affronter les épreuves telles que la sécheresse et la désertification. Avec le pauvre capital que la nature leur a donné et leurs bras pour seuls outils, ils ont appris à s’en sortir avec rien ou très peu, et finalement peut-être bien mieux que certains pays plus choyés par les dieux.
 
 


      Comparatif entre le Burkina-Faso et la France.
 
       
 
Burkina-Faso
 
France
Capitale
Ouagadougou
Paris
 
Chef de l’ état
Blaise Compaoré (depuis 1987)
François Hollande


Population
16,2 millions
65 millions
 
Superficie
274 200 km2
675417 km2
 
Densité
44 hab/km2
97 hab/km2
 
Capitale
Ouagadougou
Paris
 
Langues
Français (langue officielle), moré (langue usuelle de l’ethnie majoritaire mossi), dioula (dans la partie ouest où se trouve Nouna), gourmantché, fulfuldé…
 
Français
Monnaie
Franc CFA  
655,96 F CFA = 1 euro
 
Euro
Indice de Développement Humain
0,389 (177ème)
 
0,872 (14ème)
Produit Intérieur Brut par habitant
1 200 $
 
33 300 $
Proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté
 
46,4 %
6,2 %
Consommation électrique
568,8 millions kWh
 
447 200 millions kWh
Espérance de vie
54 pour les femmes
51 ans pour les hommes

 
85 pour les femmes
78 pour les hommes

Taux de fécondité
6,28 enfants par femme
2,01 enfants par femme





Taux d’incidence du VIH/SIDA
1,2 %
0,4 %
 
 
 
Taux d’alphabétisation
Femmes : 15 %
Hommes : 29 %

 
Femmes : 99 %
Hommes : 99 %

Ethnies
Une soixantaine
 
-
Religions
Musulmans : 60,5 %
Catholiques : 19 %
Protestants : 4,2 %
Animistes : 15,3 %
Autre religions : 0,6 %
Sans religion : 0,4 %

Catholiques : 51 %
Athées : 31 %
Musulmans : 9 %
Protestants : 3 %
Juif : 1 %
Bouddhiste : 1%

Autres appartenances: 4%
 
Sources :
 
Burkina Faso, Pays des Hommes Intègres, de Sylviane Janin
Wikipédia

IndexMundi





 


Nouna, capitale de la province de Kossi



NOUNA est une petite ville d’approximativement 15 000 habitants, située au nord ouest du Burkina Faso. Elle dispose de structures dans plusieurs domaines : un Haut Commissariat, une préfecture, une mairie, un hôpital, un centre des impôts, une brigade de police, une gendarmerie, un marché, un lycée public et un  collège catholique , un centre de formation professionnelle en  maçonnerie et en électronique, des écoles primaires, un évêché, une cathédrale,...
La population est catholique, musulmane ou animiste. Les trois entités s'entendent bien... Pas étonnant quand on sait que le nom Nuna en langue marka signifie « être à l’aise ».
La région de Nouna est une savane sèche. Le secteur vit sous un climat subsaharien et, par conséquent, ne reçoit qu’un maigre 796 mm de pluie par année (une fourchette allant de 483 à 1083 mm) depuis les cinquante dernières années.
Le secteur a des écoles depuis 1935, pourtant, la plupart des enfants n’y vont pas. Certains fréquentent l’école coranique. Plus de 80% de la population est illettrée.
Des services de bus réguliers déssertent tous les jours les villes de Ouagadougou (capitale) à 280 km, Bobodioulasso à 257 km (correspondance à Dédougou) 60 km, Djibasso vers le nord à 80 km et d'autres localités par taxi brousse



Retrouvez plus d'infos sur l'Afrique et Nouna sur le blog de David : ici.

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